Vers une pénurie de Gin français ?

Pandémie, pénuries & problèmes de transport ont rythmé 2021. Si les bonnes nouvelles s’enchainent pour Anaë Gin depuis son lancement, notre équipe s’active néanmoins chaque jour pour ne pas subir la crise actuelle. Un combat qu’on a décidé de vous partager !
Partager sur:

« Comment expliquer les problématiques d’approvisionnement actuelles ? » « Quel impact pour une petite marque comme la nôtre ? » « Y aura-t-il une pénurie de Anaë Gin ? » On a demandé à un expert du groupe familial Bollinger de décrypter la situation et à notre équipe de vous raconter comment elle s’organise pour que tout se déroule bien (ou du moins, pas trop mal) !

Presque aucun marché n’est épargné actuellement. Tout est compliqué et cela va encore durer quelques temps. Il faut dire qu’avec la Covid-19, les catastrophes climatiques, les pénuries en tout genre et la désorganisation totale des transports, tout est réuni pour que la situation soit extrêmement complexe pour toutes les entreprises et pas seulement pour celles qui produisent des spiritueux. Comme l’a très bien résumé la journaliste Christine Lambert dans son article "Y aura-t-il du whisky à Noël ?", "Il sera bientôt plus facile de traverser le Mordor en tongs fingers in the nose que de mettre la main sur une bouteille de spiritueux". Imagé… mais tristement proche de la réalité !

Mais que se passe-t-il concrètement ?

C’est la question qu’on a posé à Christophe Morin, Directeur des achats du groupe familial Bollinger, avec qui on travaille étroitement tous les jours. "Les tensions sur les marchés de l’ensemble des matières premières génèrent de la pénurie, justifiée ou pas, et donc des problématiques sur les disponibilités de composants comme la verrerie, les emballages cartons et les palettes. Pour une grande partie on peut le comparer à ce que j’appelle l’effet "paquet de pâtes" avec des anticipations de commandes après une période Covid où nos industries (Française et européennes) ont tournées au ralenti."

Ce qui signifie pour les entreprises : "Une extrême tension sur les outils de production qui sont chargés et un retour au travail, parfois très difficile dans les usines avec toujours des difficultés de personnel." Une situation historique ? "Les périodes de tensions sont cycliques. Le coté non prévisible n’est pas inédit, mais ce qui rend cette crise unique est sa durée et son étendue planétaire."

Un long, très long "effet papillon" avec in fine… des retards, des tensions et une augmentation globale des coûts pour tout le monde.

Et Anaë dans tout ça ?

Le marché des spiritueux se porte bien (en particulier celui des Gins français bio, cf cet article du Figaro illustré avec notre belle bouteille) ; on le voit chaque jour, Anaë peut compter sur votre soutien (encore un énorme merci !) ; mais on ne va pas se mentir, il y a des périodes plus propices que d’autres au lancement d’une marque, et celle-là n’en fait définitivement pas partie. Les défis ont été et sont très nombreux et ont mis et continuent de mettre à rude épreuve notre petite équipe. Produire actuellement un Gin signifie se battre chaque jour pour assurer les prochains batch. La bonne nouvelle, c’est que ce test grandeur nature en « conditions extrêmes » nous a permis de valider nos choix.

Pauline Raffaitin, créatrice d’Anaë Gin : "Nos engagements et nos choix sont notre force. Ils nous définissent en tant que Gin mais plus important, ils nous permettent de mieux résister à cette crise."

- L’intrapreneuriat signifie qu’on a pu collaborer avec de nombreux experts du groupe familial Bollinger pour la production concrète de notre Gin mais pas seulement. En matière d’achats, cela nous a permis de mieux anticiper mais aussi de bénéficier de synergies entre les Maisons. Cette vision et ce poids, une petite marque telle que la nôtre ne les aurait jamais eu seule !

- Être un Gin engagé, c’est maitrisé tout le processus de production, connaitre tous ses partenaires et s’assurer qu’ils respectent des standards précis. Ce travail de fond nous a permis de développer des relations de confiance, d’échanger très régulièrement avec eux, d’être mieux préparés et donc de moins subir les aléas du marché.  

- Notre choix de travailler avec des partenaires français– au-delà de bénéficier d’un savoir-faire et d’une qualité inégalable - nous a permis d’éviter toutes les problématiques liées au transport. Pas besoin de containers hors de prix qui viennent du bout du monde quand nos partenaires sont des voisins.

- Même si on ne peut clairement rien faire face au gel, à la grêle ou aux sécheresses, les relations privilégiées avec nos petits producteurs bio nous permettent de voir venir et de maintenir une qualité irréprochable et des approvisionnements réguliers. Les coûts ont augmenté mais c’est à ce prix-là qu’on peut assurer la qualité de notre Gin !

Y aura-t-il une pénurie de Anaë Gin ? 

On peut donc vous répondre sans hésitations : Non !

Tout est mis en œuvre pour que Anaë continue d’être produit dans les meilleures conditions et dans les temps. Qu’importe si la situation se détériore, nous sommes prêts à y faire face et à trouver des solutions avec nos collègues du groupe familial Bollinger mais aussi l’ensemble de nos partenaires et de nos producteurs bio. Notre objectif a toujours été clair - produire un Gin français bio d’exception dans le strict respect du terroir, de l’environnement et des hommes – et nous allons continuer de le faire… en croisant quand même les doigts pour que les choses soient plus faciles dans les prochains mois !